Infection / Colonisation

Toutes les plaies chroniques sont contaminées. Ce qui les différencient des plaies infectées, c’est le nombre de germes présents. Et entre ces deux stades, on parle de colonisation et de colonisation critique.

Les différents stades: de la contamination à l’infection

Quelques définitions

Contamination: « Envahissement d’un organisme vivant ou d’une chose quelconque par des micro-organismes pathogènes ou non ». Larousse

Infection:« Pénétration et développement dans un être vivant de micro-organismes qui peuvent provoquer des lésions en se multipliant, et éventuellement en sécrétant des toxines ou en se propageant par voie sanguine ». Larousse

Virulence: « Aptitude d’un germe (bactérie, virus) à se multiplier dans un organisme, déterminant ainsi une maladie ». Larousse

Les moyens de défenses contre l’infection

  • La flore cutanée résidente (d’ou l’importance de ne pas utiliser d’antiseptique)
  • Propriété physico-chimique de l’épiderme (turn-over cellulaire, sécrétions sébacées et sudoripares, kératinocytes)
  • Facteurs généraux (immunité humorale et cellulaire)
  • Résistance de l’hôte à l’infection (facteurs locaux et systémiques)

L’infection

Les germes le plus souvent incriminés:

  • Plaies superficielles: Cocci gram +
  • Plaies profondes ou anciennes: Gram –

Diagnostic clinique de l’infection

Diagnostic local de l’infection: au moins deux de ces signes

  1. Douleur
  2. Chaleur
  3. Rougeur
  4. Œdème
  5. Écoulement purulent

Diagnostic systémique de l’infection: au moins deux de ces signes

  • Température > 38° ou < 36°
  • FR > 20 c / mn
  • RC > 90 bpm
  • PaCO2 < 32 mmHg
  • GB > 12000 ou < 4000 / mm3
  • PN immature > 10%

D’autres examens comme les bilans sanguins, la radiographie ou encore les prélèvements locaux peuvent aider au diagnostic.

Les prélèvements de plaie

L’écouvillonnage simple: NON!

Il n’a aucun intérêt puisque toutes les plaies chroniques sont contaminées. Le prélèvement sera forcement positif et cela n’est pas assez sélectif.

Le curetage – écouvillonnage

C’est un prélèvement du tissu par grattage de la base de l’ulcère au moyen de curette. Cette méthode est plus spécifique que l’écouvillonnage simple. L’ulcère doit être débridé et nettoyé avant le prélèvement.

L’aspiration à l’aiguille fine

C’est une ponction réalisée en passant par la peau saine. En l’absence d’obtention de liquide, 1 ou 2 ml de sérum physiologique peuvent être injectés et ré-aspirés immédiatement avec une autre aiguille pour être analysé. L’ulcère doit aussi être débridé et nettoyé avant le prélèvement. La peau saine doit, quant à elle, être désinfectée.

La biopsie tissulaire

2 à 3 fragments de tissus sont obtenus à partir de plusieurs zones, immédiatement déposés dans des tubes stériles additionnés de quelques gouttes de sérum physiologique.

La biopsie osseuse

C’est le moyen de diagnostic le plus fiable en cas d’atteinte osseuse.

L’antibiothérapie

Non: Sil n’y a pas de signes inflammatoires ou de pus.

Oui: S’il y a des signes septiques évidents généraux et locaux et / ou signes d’inflammation extensive (inflammation péri-ulcère > 2 cm)

Peut-être: S’il y a des signes d’inflammation modérées (inflammation péri-ulcère < 2 cm) et une absence de signes généraux.

La durée du traitement est la plupart du temps < 14 jours. Les prélèvements doivent être réalisés avant le début de l’antibiothérapie.

Diagnostic de gravité

  • Dermo-hypodermite bactérienne non nécrosante: Ancienne érysipèle = prise en charge médicale.
  • Dermo-hypodermite bactérienne nécrosante: Rare et mortelle dans 30 % = prise en charge médico-chirurgicale.
  • Ostéite

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