« Expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, liée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite dans les termes évoquant une telle lésion ».
IASP International Studies of Pain
Se traduit par:
- Une sensation physique (localisation, intensité, évolution)
- Une émotion
- Un comportement (position, grimace, pleur, cri, etc)
- Une réaction mentale (manière de gérer la douleur, de lui donner un sens, de vivre avec, etc)
Physiopathologie de la douleur

Contrôle inhibiteur
- Contrôle morphinique (effet des endorphines et morphiniques sur les neurones)
- Descendant (noradrenaline, sérotonine)
- Cortical (spécifique à l’homme)
Mécanisme de genèse de la douleur
- Par excès de nociception (70 %)
- Neuropathique (30 %)
- Mixte
- Psychogène
Douleur par excès de nociception
C’est un signal d’alarme suite à un stimulus dont l’augmentation est progressive. Il faut donc traiter cette douleur en aiguë.
Douleur neuropathique
Douleur qui apparaît suite à une lésion ou à un dysfonctionnement du système nerveux. Elle est souvent décrite comme des fulgurances électriques ou des fourmillements.
Douleur psychogène
C’est une douleur liée à des difficultés psychologiques. Il faut une évaluation et un traitement psychologique.
Type de Douleur
- De fond (permanente, lancinante)
- Procédurale (liée aux soins)
- Incidente (pics de douleur lors d’activité)
Evaluer systématiquement la douleur
4 questions: Où? Quand? Combien? Comment?
- Localisation de la douleur
- Temporalité de la douleur (Douleur chronique: depuis 3 à 6 mois ou douleur aiguë? Pic douleur? Liée à des soins?
- Intensité de la douleur: EVA, échelle numérique, visage chez l’enfant, etc.
- Physiopathologie de la douleur: par excès de nociception? neuropathique? psychogène?
- Recherche de facteurs psycho-sociaux (stress, dépression, isolement social, etc)
- Évaluation sur la répercussion de la douleur.
Thérapeutiques antalgiques
Pour les douleurs par excès de nociception
Trois paliers de la douleur
1: Douleur légère à modérée = Paracétamol, Anti-spasmodique, AINS, Nefopam.
2: Douleur modérée à intense = Opioïdes faibles (codéïne, tramadol, poudre d’opium).
3: Douleur sévère = Opioïdes forts (morphine et ses dérivés).
Effets indésirables de la morphine:
- Nausée et vomissement,
- Prurit, constipation,
- Rétention urinaire,
- Détresse respiratoire.
Antagoniste de la morphine= Narcan
Pour les douleurs neuropathiques
- Anti-dépresseur tricyclique (laroxyl)
- Anti-épileptique (lyrica, neurontin, rivotril)
Les Co-antalgiques
- Anti-spasmodique
- Myorelaxant (valium)
- Clonidine (catapressan)
- Corticoïdes (douleurs cancéreuses, métastases)
- Anxiolytiques / Anti-dépresseurs
- Meopa (Kalinox) pour les douleurs procédurales.
Grands principes
- Analgésie multimodale vigoureuse (préventive, individuelle, adaptée au patient)
- Séparer la douleur de fond, les pics douloureux et la douleur procédurale.
Gestion de la douleur de fond
Antalgie en continu de préférence per os à horaire fixe.
Gestion des pics douloureux
Imprévisible +++ donc mise à disposition d’analgésique d’action de courte durée plusieurs fois par jour.
Morphinique: 1/6 à 1/10 ième de la dose journalière en inter-doses.
Gestion de la douleur liée aux actes de soins
Prévisible donc anticipation +++
